PUBLISHED 11/2021

EVENT - WOMEN’S GLOBAL FORUM 2021

Voici ce que nous retenons du Women’s Forum Edition 2021:

Alors que la COP26 se termine, des mesures concrètes ont été décidées pour un avenir meilleur. Mais ces mesures embrassent-elles les principes d’égalité et d’inclusion? Selon la campagne militante pour le climat SHE Changes, seulement 16% des participants de la COP26 étaient des femmes. Lorsqu’il s’agit de prendre des décisions sur des questions mondiales, la perspective semble être biaisée sans la représentation égale des femmes. Le constat est sans appel, selon le Women’s Forum, les années de crise pandémique ont fait reculer de 36 ans la lutte pour l’égalité des sexes.

Cette année, la réunion mondiale 2021 du Forum des femmes a réuni 170 leaders, conférenciers/ères, activistes et acteurs/trices du changement provenant de différentes générations, origines et horizons. Le programme de cinq jours a été l’occasion d’examiner questions mondiales sous l’angle égalitaire et de nous fournir de nouvelles perspectives. L’édition de cette année s’est concentrée sur l’action pour le climat, la santé, la Tech et le rôle des entreprises. Ces questions sont importantes car ce sont les secteurs où les domaines dans lesquels les femmes sont le plus discriminées.

Voici nos cinq points à retenir :

1. La crise climatique est une crise sociale

Le premier panel portait sur la justice climatique et l’impact disproportionné de la crise climatique sur les femmes. Les effets de la crise climatique ne sont pas les mêmes pour tout le monde et les femmes du monde entier sont plus exposées aux dangers qu’elle cause. Plus de 80 % des personnes déplacées par les catastrophes et les changements liés au climat dans le monde sont des femmes et des filles.

Alexandra Palt, chef du développement durable de L’Oréal a souligné que le changement climatique avait exacerbé les inégalités, et que ces inégalités mettraient en danger la survie des femmes dans n’importe quelle partie du monde. L’action collective et le leadership des femmes au pouvoir auront un impact positif sur la question.

Les panélistes ont souligné le rôle des entreprises pour soutenir collectivement la santé des femmes tout en développant des approches à long terme qui incluent des facteurs sociaux, comportementaux et politiques à chaque étape de la vie. Nous avons également vu la discussion souligner la question du vieillissement et l’inclusion de la main-d’œuvre. L’idée est d’offrir aux femmes l’opportunités de rester plus longtemps et les soutenir à travers les transitions qui ont eu lieu à travers les étapes de leur vie.

2. Le pouvoir de la jeune génération

Au cours de cette conférence, nous avons entendu un appel audacieux à la transformation par la jeune génération. Les jeunes ont été au cœur des questions climatiques et sociales partout dans le monde. Ils se battent pour leur avenir et expriment haut et fort leurs opinions.

Anuna De Wever, une militante belge pour le climat, a souligné que la transformation vers une société juste ne serait possible que si nous remettions en question notre plan parce qu’il ne fonctionne plus.

Vanessa Nakate, fondatrice du projet Green School, a soulevé la question de l’éducation des jeunes filles. Elle a souligné que les femmes et les filles sont en première ligne de la crise climatique dans de nombreuses sociétés. Les petites filles doivent abandonner l’école ou faire face au risque de mariages forcés car la crise climatique mène les familles à la pauvreté.

La voix de la jeune génération exige un avenir positif pour les femmes en s’attaquant à la crise climatique. Nous avons besoin que davantage de filles soient éduquées et que les femmes soient habilitées et équipées pour apporter des solutions efficaces à la question climatique.

3. Soutenir l’accès des femmes au monde de la TECH

Pour que les femmes soient à égalité dans tous les domaines, nous devons créer un environnement inclusif où les femmes ont accès à la même éducation et aux mêmes opportunités. Le rôle de la technologie et de l’innovation est essentiel pour remettre en question les problèmes climatiques et sociaux dans le monde. Nos économies et nos sociétés passent à côté du potentiel des femmes, car elles sont continuellement sous-représentées dans le secteur de la technologie.

Nous avons vu le programme consacrer une journée entière à discuter de l’importance pour les femmes d’acquérir des compétences techniques et informatiques et de promouvoir une intelligence artificielle inclusive et responsable pour tous. Audrey Tcherkoff, directrice générale du Women’s Forum for Economy & Society, a souligné que seulement 20% des ingénieurs dans le monde sont des femmes.

Ce sujet a fait l’objet d’une attention particulière car les femmes sont confrontées à des obstacles importants dans le secteur. Divers panélistes reconnaissent le manque de femmes dans le domaine de la Tech et de leurs immenses contributions dans ce domaine jusqu’à présent. Ce secteur crée la majorité des emplois actuels et futurs. L’égalité d’accès aux compétences techniques est un problème indispensable à résoudre si nous souhaitons trouver des solutions pour façonner un avenir durable.

4. L’entreprenariat féminin est primordial

L’entrepreneuriat féminin et les minorités sous-représentées sont des éléments importants de l’édification d’une société inclusive. L’économie ne prospérera que lorsque les femmes et les hommes participeront de manière égale à l’entrepreneuriat.

Fares Sayegh, vice-président principal de la chaîne d’approvisionnement chez P&G, parle de l’obligation morale des entreprises de contribuer au changement.

Les entreprises appartenant à des femmes et dirigées par des femmes doivent être soutenues sur tous les plans. Il est important de reconnaître et de soutenir les dirigeantes courageuses qui osent entreprendre pour un impact positif.

5. La raison d’être au cœur de l’entreprise

Les entreprises et les organisations se doivent d’intégrer une raison d’être au cœur de leurs systèmes. Les intervenants ont évoqué le rôle instrumental des entreprises vers un avenir durable.

Diony Lebot, directrice générale adjointe de la Société Générale, parle des modèles d’affaires et de la façon dont les femmes dirigent la transformation des modèles d’affaires pour inclure la finalité de l’impact environnemental et social. Elle souligne que les entreprises dirigées par des femmes ayant modifié leur modèle d’affaires pour aligner leurs stratégies sur les objectifs de développement durable sont les plus attractives pour les collaborateurs et les clients. Elle mentionne que les femmes sont plus disposées à adopter une approche différente dans leur modèle d’affaires.

Notre conclusion :

La construction d’un monde égalitaire et inclusif nécessite la mobilisation de toutes les parties prenantes. Nos plus grands défis ne peuvent être résolus sans embrasser la diversité des perspectives et des solutions que les femmes peuvent apporter sous diverses formes. Lorsque les femmes décident de changer, elles bâtissent un avenir meilleur.